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Rozali'art gallery

Chikanobu Toyohara : Ohto no Miya se bat contre son assassin - Estampe japonaise Ukiyo-e

Chikanobu Toyohara : Ohto no Miya se bat contre son assassin - Estampe japonaise Ukiyo-e

Prix habituel 210,00 €
Prix habituel Prix promotionnel 210,00 €
En vente VENDU
Taxes incluses.
Artiste
Chikanobu Toyohara (1838 - 1912)

Édité
circa 1886

Éditeur
Tsunashima Kamekichi

Signature
"Yoshu Chikanobu hitsu" suivi du sceau rouge Toshidama sur l'estampe en bas à gauche

Format
Oban tate-e (env. 33 cm x 22,8 cm + marges)

Condition
Disponible - Visible en galerie - Expédiée sous 48 H avec son certificat d'authenticité délivré par un expert agréé - Envoi dans un emballage sécurisé en colis prioritaire avec numéro de suivi

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Description

Estampe japonaise originale de 1886 

Cette estampe originale, datée de 1886 (Meiji 19), est une œuvre magistrale de Toyohara Chikanobu (1838-1912). Elle illustre un épisode dramatique centré sur la figure historique de Ohto-no-miya (le Prince Morinaga), fils de l'empereur Go-Daigo. La composition, issue de la série Azuma nishiki chuya kurabe, capture l'intensité d'une représentation de théâtre Kabuki, où l'histoire médiévale rencontre la flamboyance de la scène.

Le dynamisme de la pièce est accentué par la gestuelle stylisée des personnages, typique du jeu des acteurs de l'époque. L'aspect le plus raffiné de cette épreuve réside dans l'utilisation de la technique du Kara-zuri (gaufrage à sec) : le blanc du kimono présente un motif en relief, imprimé sans encre, qui donne une texture soyeuse et une profondeur luxueuse au vêtement.

Le regard de la galeriste

Ce qui rend cette œuvre fascinante, c'est justement cette dimension théâtrale. On ne regarde pas seulement un fait historique, on assiste à une performance. La tension dramatique est palpable dans les regards et le mouvement des étoffes. Le contraste entre la violence du combat et la subtilité technique du gaufrage sur le blanc du kimono est saisissant : il faut incliner l'estampe pour voir apparaître ce motif discret, un plaisir rare réservé au collectionneur.

J'aime la façon dont Chikanobu utilise les codes du Kabuki pour magnifier l'histoire de Ohto-no-miya. C'est une pièce qui vibre d'énergie et de raffinement technique, où chaque détail, des parchemins volants aux motifs complexes des textiles, raconte la splendeur et la tourmente de l'ère Meiji.

Édition

Cette estampe originale témoigne de la virtuosité de Toyohara Chikanobu, artiste dont les œuvres sont conservées dans les plus grandes institutions mondiales, telles que le British Museum ou le Metropolitan Museum of Art.

Réalisée en 1886, cette épreuve est une impression d'époque utilisant des pigments minéraux profonds. La présence du Kara-zuri confirme qu'il s'agit d'une édition soignée, destinée à une clientèle exigeante de l'époque. Une pièce de collection prestigieuse, à la croisée de l'histoire impériale et de l'art dramatique japonais.

La pièce de kabuki :Ōhto no Miya

La pièce mettant en scène Ōhtō no Miya appartient au répertoire historique et légendaire du kabuki, nourri de récits médiévaux où se croisent intrigues politiques, trahisons et figures héroïques. Ōhtō no Miya est un prince impérial fictif ou semi-légendaire, incarnation de la loyauté et de la droiture, souvent opposé à des forces usurpatrices ou corrompues.L’intrigue se concentre sur un complot visant à éliminer le prince ou à l’empêcher de restaurer l’ordre légitime. Autour de lui gravitent des guerriers fidèles, des adversaires acharnés et parfois des figures féminines prises dans le conflit, dont le rôle oscille entre sacrifice, fidélité et manipulation. Les affrontements sont violents, marqués par des combats spectaculaires et des chutes dramatiques, tandis que le récit explore les thèmes fondamentaux de l’honneur, du devoir et de la loyauté envers l’autorité impériale.Dans certaines versions, la pièce introduit également une dimension surnaturelle : apparitions, présages ou interventions symboliques soulignent que le destin du prince dépasse le simple cadre humain. La mort, réelle ou feinte, et la vengeance jouent un rôle central, conformément aux grandes traditions du kabuki historique (jidaimono).La force de la pièce réside moins dans la complexité de son intrigue que dans l’intensité de ses scènes clés. Les moments de tension extrême sont ponctués par des poses figées (mie), où les personnages expriment visuellement leur détermination, leur fureur ou leur tragédie intérieure. Ces instants, immédiatement reconnaissables, sont précisément ceux que les artistes d’ukiyo-e, comme Chikanobu, choisissent de représenter.

Condition

Très belle impression. Couleurs préservées. Quelques rides et salissures. Voir photos